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Flash Info : Les chapitres 7 et 8 de l'initiation à la suite Nik Collection sont en ligne. Ils sont consacré respectivement à Anolog Efex Pro 2 et à HDR Efex Pro 2.


 

La Projection


Ce sujet aborde le matériel et les techniques de projection. Une salle obscure, un bon vidéoprojecteur, un bon écran, un bon public, et... un bon diaporama, il n'y a rien de plus beau.

Choisissez votre article dans la liste ci-dessous :

La jungle des connexions c'est la hantise du diaporamiste. En effet notre chère passion fait appel au monde de la projection, du son et de l'informatique. Tout le problème de la connectique du diaporama est là, faire communiquer ces différents mondes. Je vous laisse le soin d'imaginer l'état de nervosité avancé du diaporamiste au milieu de mètres de câbles pourvus de fiches diverses souvent parfaitement incompatibles entres elles. Ce qui a pour conséquence que dans la majorité des cas, au cours d'une séance de projection ou d'enregistrement, les pannes sont dues à un défaut de connexion. Ca ne rate pas, les soudures ne résistent pas très longtemps à des manipulations répétées. Et puis bien souvent il faudra mélanger les genres, par exemple entre l'enregistreur et l'ordinateur, il faudra donc se procurer des cordons de conversion qui n'existent pas forcément dans le commerce, et parfois user du fer à souder, le diaporama mène à tout. Tout ceci pour dire qu'il est essentiel que le diaporamiste apprenne à souder d'une part, et d'autre part, il doit absolument reconnaître les différentes connexions. C'est la raison pour laquelle cet article pratique va essayer de recenser les différents connecteurs utilisés au niveau du diaporama afin que le néophyte, et aussi l'utilisateur expérimenté s'y retrouvent. Cette liste n'a pas la prétention d'être exhaustive, loin de là, car le sujet est vaste. Ce sujet nous permettra d'étudier successivement :

  • Les systèmes de connexion

  • Quelques conseils

  • Réaliser une soudure


 

Les systèmes de connexion

Il existe essentiellement 5 systèmes de connexion :

  • Le système DIN (d'origine allemande, Deutsche Industrie Normen) quasiment disparu de nos jours.

  • Le système RCA (Radio Corporation of America ).

  • Le système "téléphonique", le Jack.

  • Le système professionnel XLR (Canon, Switchcraft).

  • Les normes liées au numérique (VGA, HDMI, USB, Ethernet...).

Chaque système comporte des fiches mâles et femelles.

DIN 3 à 8 contacts mâle ou femelle. Possède un détrompeur qui s'adapte dans une rainure de la prise femelle de façon à interdire les mauvaises connexions. Toujours utilisé avec un cordon blindé. Système Européen qui tend à disparaître au profit du système RCA.

3 BT : pour un microphone à branchement DIN.

5 BT : Entrées/Sorties droites et gauches pour les appareils HiFi aux normes DIN.

Cinch ou RCA mâle ou femelle. Toujours utilisé avec un cordon blindé. Il n'y a qu'un seul signal par prise. Le câblage est simple : âme sur la broche centrale et blindage sur la périphérie.

C'est la norme la plus courante au niveau de la HiFi car c'est celle adoptée par les japonais, ça veut tout dire. En diaporama on la trouvera un peu partout (enregistreur, carte son, ampli, etc...).

Jack 6,35 mm mâle ou femelle, le plus courant, existe en version mono (2 contacts) et en version stéréo (3 contacts). Standard professionnel pour la sonorisation et les instruments de musique électriques.

Jack 3,5 mm ou 2,5 mm mâle ou femelle mono ou stéréo.

Ce système permet un contact excellent, une manipulation facile et une grande résistance aux manipulations répétées.

Jack 6,35 pour entrée table de mixage, casque stéréo.

Jack 3,5 pour casque de baladeur ou carte son PC.

XLR 3 broches mâle ou femelle. Comporte un blindage métallique très soigné et un système de verrouillage qui lui permet de résister à l'écrasement et à l'arrachement du fil, ainsi qu'au débranchement intempestif. Elles fournissent un excellent contact mais sont assez onéreuses. C'est un standard professionnel.

On les trouve sur le microphone symétrique ou asymétrique (pour voir le câblage XLR sur ce type de matériel, cliquer ici), sur entrées/sorties DAT (pour visualiser le câblage XLR sur ce type de matériel, cliquer ici) et sur certaines tables de mixage professionnelles.

DIN HP pour les haut-parleurs. Les fiches et prises sont dotées d'une broche ronde (+) et d'une broche plate (-). Ce système permet d'éviter l'inversion de la connexion, c'est très important en stéréo pour assurer la mise en phase des haut-parleurs. Existent en mâle et femelle.

Liaison ampli/enceintes <= 30W.

Il existe dans le commerce un certain nombre de cordons de liaison ou de conversion. Il est impossible de tous les citer ici, la liste est longue, et aussi difficile à établir, il faut bien le dire. Pour le sujet qui nous intéresse il faut savoir qu'il existe notamment des cordons de type:

  • DIN 5/DIN 5,

  • DIN/RCA,

  • DIN/JACK,

  • DIN 5/4-RCA femelles,

  • JACK/JACK mâle/mâle ou mâle/femelle,

  • ......

Le diaporamiste devra fabriquer lui-même certains cordons.

Par exemple, il est difficile de trouver des cordons XLR/RCA pour relier un DAT à l'ampli par exemple, il faudra le fabriquer (c'est assez simple). Tout ceci pour dire qu'il faudra se procurer les schémas de câblage et se mettre au travail. Il est évident qu'il est difficile de donner ici les schémas de câblage car tout ceci est bien souvent spécifique au matériel utilisé. On se limitera à donner certains conseils pour la confection de ces cordons.

SUB D 9 broches ou 25 broches mâle ou femelle. C'est une liaison informatique utilisé notamment pour le raccordement d'un matériel sur l'interface série. Évitez de brancher et de débrancher trop souvent ce type de connecteurs, ce n'est pas conçu pour. Utilisez les vis de fixation pour assurez un bon contact entre la fiche et la prise.

On trouve ce type de connexion sur les PC et sur les vidéoprojecteur, pour tout ce qui concerne le signal vidéo.

Connecteurs optiques permettant le transfert des données via un câble optique pour les appareils numériques souvent au format S/P-DIF. Ce type de liaison autorise le transport des données sans aucune perte de qualité. Pour en savoir plus sur ce type de liaison cliquer ici.

On trouve ce système sur les DAT, les lecteurs de CD et les tables de mixage numériques. Attention cette liaison est assez fragile, il ne faut pas plier le câble ni débrancher de manière répétée les prises. Mais en revanche quelle fiabilité.

La norme HDMI permet d'exploiter différents formats vidéo numériques, parmi lesquels la définition standard (SD), la définition améliorée (ED) et la haute définition (HD) ainsi que le son multi-canal, en véhiculant les données complètes grâce à un seul câble. Certaines données complémentaires sont également véhiculées par cette norme (commutation, synchronisation, informations stéréoscopiques...). Plusieurs niveaux distinguent la norme HDMI; ils sont symbolisés par un nombre et éventuellement une lettre, associé à l'acronyme ; par exemple : HDMI 1.0, HDMI 1.3, HDMI 1.4a, etc...

On trouve ce type de connexion sur les téléviseurs, les ordinateurs, les décodeurs TV, les vidéoprojecteurs, les enregistreurs, et autres matériels vidéo...

 

Le Universal Serial Bus (USB, en français Bus universel en série, dont le sigle, inusité, est BUS) est une norme relative à un bus informatique en transmission série qui sert à connecter des périphériques informatiques à un ordinateur. Le bus USB permet de connecter des périphériques à chaud (quand l'ordinateur est en marche) et en bénéficiant du Plug and Play (le système reconnaît automatiquement le périphérique). Il peut alimenter certains périphériques en énergie.

 On trouve ce type de connexion sur les ordinateurs, les périphériques informatiques...

Ethernet (aussi connu sous le nom de norme IEEE 802.3) est un standard de transmission de données pour réseau local basé sur le principe suivant :

Toutes les machines du réseau Ethernet sont connectées à une même ligne de communication, constituée de câbles cylindriques

On trouve ce type de connexion sur les ordinateurs et tous les périphériques réseau.

 


 

 

Quelques conseils

Le schéma de câblage : au moment de l'achat d'un appareil, projecteur, platine CD, ampli, micro ou table de mixage demandez au vendeur qu'il vous fournisse un schéma de câblage on une notice précise indiquant de façon claire le câblage et les caractéristiques de chaque entrée/sortie. Si le vendeur n'est pas en mesure d'accéder à votre demande, il est tout à fait possible de faire cette demande auprès du service commercial du fabricant ou de l'importateur. Ce document sera précieux s'il faut confectionner un cordon de raccordement spécial.

La qualité des cordons : Si vous êtes amené à fabriquer vous mêmes vos cordons procurez vous des fournitures de bonne qualité. Vous vous y retrouverez, en diaporama les cordons sont soumis à beaucoup de manipulations, des cordons de mauvaise qualité ne résisteront pas longtemps et génèreront donc des pannes pas toujours faciles à isoler. Ne soyez pas attiré par les prix souvent très bas de certaines grandes surfaces, car malheureusement, dans bien des cas, vous en avez pour le prix comme on dit. Achetez du câble de très bonne qualité. Un câble blindé de bonne qualité est constitué d'un isolant non compressible et d'un blindage tressé à double spirale.

Le repérage : prenez l'habitude de toujours repérer vos câbles Droite et Gauche. Il existe différentes façons de repérer les cordons en voici la synthèse :

Droite Rouge R Right + 2
Gauche Jaune L Left - 1

Je vous conseille particulièrement le code de couleur (Rouge et Jaune), c'est ce que je trouve de plus pratique et de plus visuel aussi.


 

Réaliser une soudure

On en a beaucoup parlé, maintenant il est temps de se mettre au travail. Côté matériel, il faut très peu de choses et ce n'est pas hors de prix. Il vous faudra : un fer à souder, une pince à dénuder, une pince de brucelles, un petit étau de table amovible et de la soudure 60/40 à âme décapante non acide.

Voici la démarche pas à pas qui est la plus employée pour la réalisation d'une belle soudure :

  1. Dénudez les cordons en faisant attention au blindage. Torsadez les conducteurs et le blindage afin de faciliter les manipulations.

  2. Etamez, cela consiste à faire fondre une goutte de soudure sur l'extrémité torsadée du conducteur, pour rendre cette dernière rigide. Prenez garde de ne pas trop chauffer le conducteur car le cuivre transmettant très bien la chaleur cela aurait pour effet de faire fondre la gaine plastique.

  3. Bloquez la prise ou la fiche dans un étau. Enfilez la douille sur le cordon. Introduisez l'extrémité étamée du câble dans la boucle de la broche si elle existe, à la manière du fil dans le chas d'une aiguille, et repliez le en "U"pour assurer une bonne résistance mécanique.

  4. Approchez le fer à souder et chauffez les broches pour faire fondre l'étain par la chaleur de la broche et non par le fer lui-même. La soudure et le fer ne doivent pas être en contact, sinon il y a risque de mauvaise soudure. Si les broches ne comportent pas de trou vous n'aurez pas à fixer le câble sur la broche comme indiqué en 3. Il faut alors commencer par chauffer la broche, puis, tout en maintenant le fer contre la broche, glisser l'extrémité étamée du câble dans la boule d'étain en fusion.

  5. Écartez le fer en maintenant le câble dans sa position, et attendez le refroidissement sans souffler. La prise sera meilleure.

  6. Testez la solidité de la liaison en tirant un petit coup sec sur le câble.

L'écran est un élément très important dans la chaîne de projection, car c'est grâce à lui que vos merveilleuses images vont éblouir le public. C'est pour cette raison qu'il ne faut pas négliger la qualité de l'écran.

Un bon écran doit être lumineux et n'apporter aucune coloration à l'image. Sa taille doit être suffisante par rapport à la distance de projection. Le type de surface doit être choisi en fonction des conditions de projection. Son conditionnement concerne surtout la logistique de la pièce dans laquelle vous projetez, et le fait que vous vouliez un écran transportable ou bien un écran fixe. Préférez un écran avec des bordures noires qui améliorent la luminosité subjective  de l'image projetée.

L'objectif  de ce sujet est de vous aider dans le choix de votre écran, nous allons donc examiner les différentes surfaces réfléchissantes ainsi que les différents conditionnements des écrans.

 


 

 
Les surfaces réfléchissantes

L’écran blanc mat

Un écran blanc mat est une toile blanche et non brillante tout simplement. C'est la surface d'écran universelle. Cet écran ne présente aucun grain et les couleurs sont parfaitement restituées. Sa luminosité est homogène. Les écrans de ce type ne sont pas fragiles et ne nécessitent aucun entretien.

Conditions d'utilisation : Cet écran permet d'obtenir un angle de visionnage très ouvert, il est donc parfaitement adapté aux grandes salles larges. Il est particulièrement recommandé lorsque la salle est obscure et la puissance des projecteurs adaptée à la distance les séparant de l'écran.

 

L’écran perlé

Un écran perlé est constitué de minuscules billes incluses dans sa surface, il est plus lumineux qu'un écran mat, mais l'angle de visionnage est réduit (40 degrés). La présence de billes est à l'origine d'un grain visible par les spectateurs du premier rang. Cet écran est assez fragile, sa manipulation nécessite quelques précautions afin d'éviter que les billes ne se détachent de leur support.

Conditions d'utilisation : A cause du faible angle de visionnage, les spectateurs placés sur les côtés auront une moins bonne image qu'avec un écran mat. Pour cette raison cet écran convient aux salles tout en longueur, avec un projecteur très éloigné de l'écran.

L'utilisation d'un tel écran est déconseillée chaque fois qu'une image de qualité peut être obtenue par un écran blanc mat ou un écran nacré.

 

L’écran nacré

Cet écran est presque aussi lumineux qu'un écran perlé. L'angle de visionnage est très ouvert, ce type de surface, très lisse, ne présente aucun grain et la restitution des couleurs est très bonne.

Conditions d'utilisation : Du fait de son excellent angle de visionnage, cet écran est parfaitement adapté aux grandes salles larges. Il est particulièrement recommandé lorsque la salle est obscure.

Nous préférerons cet écran aux deux premiers types particulièrement lorsque la salle est bien obscurcie.

 

L’écran argenté et aluminé

L'argent ou l'aluminium ayant un pouvoir réfléchissant très élevé, les écrans argentés ou aluminés renvoient parfaitement la lumière directe. Par contre ils renvoient moins bien la lumière indirecte que les écrans blancs. L'image est fine, mais la restitution des couleurs n'est pas parfaite. Ces écrans sont assez fragiles, il convient de les manipuler avec beaucoup de précautions. Ce type d'écran est assez onéreux.

Conditions d'utilisation : Cet écran est particulièrement recommandé lorsque l'obscurité ne peut pas être obtenue dans la salle, mais il faut faire attention qu'aucune lumière parasite ne vienne le frapper directement. Cet écran est surtout utilisé pour les projections en 3D en lumière polarisée, ce qui ne concerne pas vraiment le diaporamiste traditionnel bien qu'il existe des diaporamas en 3D.

 

Les surfaces translucides

Ce type d'écran concerne la rétro projection. La directivité de cet écran est supérieure à celle des surfaces réfléchissantes, l'angle de visionnage n'est que de 20 à 30 degrés. Cet écran présente une granularité importante, et du fait que la lumière traverse l'écran, on obtient une image moins contrastée et moins lumineuse qu'avec une projection traditionnelle de face. Ce type d'écran est très fragile, il ne doit pas être enroulé ni plié, il est sensible aux traces de doigts et aux rayures.

Conditions d'utilisation : L'écran translucide est réservé à des conditions de projection très particulières, notamment lorsqu'il est impossible d'obtenir l'obscurité. Il intéresse surtout les diaporamas commerciaux présentés dans les stands d'expositions.

 


Les conditionnements

Ecran fixe, sur cadre, non enroulable

Un écran fixe monté sur cadre peut être fabriqué artisanalement soi-même en achetant de la toile au mètre. Ainsi on pourra l'ajuster aux dimensions exactes de l'image. Par contre il sera exposé à la poussière, et il conviendra de le nettoyer souvent. Ce type d'écran est particulièrement intéressant pour une salle exclusivement réservée à la projection. Le fait de réaliser soi-même cet écran est pécuniairement très avantageux, le coût d'un grand écran étant assez important.

 

Ecran enroulable sous carter

Différents modèles d'écrans sous carter sont proposés par les fabricants (voir les liens ci-dessous). On les trouve dans différentes dimensions et dans différents types de surfaces.

Le modèle de base s'accroche au mur ou au plafond au moyen de potences. Attention si vous le fixez trop près du plafond, ce qui est généralement le cas, vous risquez de provoquer des réflexions parasites qui vont diminuer le contraste de l'image. Pour éviter ce problème il suffit simplement d'installer une cantonnière qui aura aussi pour effet de dissimuler l'écran en position repliée. Il suffit de tirer sur une poignée pour dérouler l'écran, sa remontée est assurée par un ressort. Certains modèles très sophistiqués, et très onéreux aussi, sont équipés d'un moteur électrique permettant la montée et la descente de l'écran à l'aide d'une télécommande.

Petit inconvénient de ce type de conditionnement : avec le temps le ressort risque de présenter quelques disfonctionnements et les bords ont une fâcheuse tendance à se replier ou à gondoler.

 

Ecran sur monture tripode

Il s'agit d'un écran enroulé dans un carter monté sur un pied tripode pliant, une potence fixée sur le pied permet de régler l'écran en hauteur. Il est proposé dans différentes tailles et différentes surfaces.

 


 

Quelques liens

Voici quelques sites au sein desquels vous pourrez consulter les offres des fabricants en matière d'écrans de projection:

 

vous permettront de déterminer précisément quel écran choisir en fonction de vos conditions de projection, mais aussi de votre budget bien évidemment.

 

Réaliser un diaporama numérique sur son ordinateur c'est bien, mais le visualiser sur grand écran à l'aide d'un vidéo-projecteur c'est encore mieux. Jusqu'à présent un matériel de ce type était quasiment inaccessible pour notre bourse de modestes amateurs. Aujourd'hui les prix baissent rapidement, certes pour le diaporama, dans la mesure où l'on souhaite obtenir la même qualité q'une projection classique de diapositives, il convient de se doter d'un bon vidéo-projecteur, et cela a un coût c'est clair.

Ce sujet a pour objectif de vous aider dans votre choix et à vous y retrouver dans la jungle de toutes ces caractéristiques ésotériques spécifiques aux vidéo-projecteurs. Dans un premier temps nous examinerons en détail chaque caractéristique technique qu'il est important de connaître. Pour chacune de ces caractéristiques vous trouverez sa description mais aussi quel est le bon choix dans le cadre du diaporama. Ensuite vous trouverez quelques conseils pour la logistique de votre projection et comment obtenir une image de qualité. L'actualité allant très vite en la matière, ce dossier sera périodiquement mis à jour.

 


 

La technologie

 

 

CRT Tri-tubes

Les vidéo-projecteurs Tri-tubes appartiennent à la famille des émetteurs et fonctionnent comme une télévision dont la projection ne serait pas limitée par la profondeur d'un tube cathodique. C'est la technologie la plus lumineuse, la plus adaptée au Home-cinéma car capable d'afficher une image de 10 m de base. La plus lourde et la plus encombrante aussi. C'est également la plus ancienne et la plus fiable.

 

Avantages

  • Excellent niveau de contraste les noirs sont vraiment des noirs profonds et non des gris foncés.

  • Fiabilité, durée des tubes (+ de 10.000h, ne claquent pas mais s'usent).

  • Technologie ancienne qui a fait ses preuves.

Inconvénients

  • Encombrement.

  • Réglages très difficiles et délicats.

  • Il ne sait pas traduire un signal en provenance d'un ordinateur (vidéo uniquement).

  • Objectif fixe, pas de zoom.

Notre avis

Les inconvénients cités précédemment sont assez rédhibitoires dans l'optique d'une utilisation de ce type de projecteur pour le diaporama. Ce matériel est difficilement transportable à cause de son poids et de la complexité de ses réglages. Il reste cependant à l'heure actuelle la meilleure technologie pour une installation Home-Cinéma haut de gamme.

 

LCD

Les vidéo-projecteurs LCD utilisent le même principe que les projecteurs de diapositive, sauf que la diapositive est animée. Le faisceau lumineux généré par la lampe traverse une matrice constituée d'une multitude de points appelés pixels.

 

Chacun de ces pixels qui est en fait un cristal liquide va doser la quantité de lumière qui le traverse. Les cristaux liquides vont modifier la polarisation de la lumière en fonction d'un champ électrique, champ commandé par le signal vidéo. Chaque pixel, est l'élément de base de l'image, il en faudra donc le plus possible pour que l'image soit définie, et agréable à l'œil. Grâce à l'évolution de la technologie, les vidéo-projecteurs LCD ont toujours de plus en plus de pixels.

Dans le cas d'un projecteur mono-LCD l'image est affichée sur un seul panneau LCD (appelé également matrice) et une source lumineuse traverse cet écran pour atteindre la lentille de projection.

Les vidéo-projecteurs Tri LCD reprennent cette technologie à cristaux liquides, mais sont munis de trois panneaux au lieu d'un seul. L'amélioration de la qualité de l'image est sensible et la résolution plus élevée.

 

 

Les Tri LCD utilisent un panneau LCD pour chaque couleur primaire (rouge, vert, bleu) permettant un meilleur rendu des couleurs (comparable à la logique des tri-tubes) mais au prix d'une plus grande complexité d'appareil. Le gros avantages de la technologie Tri LCD est que les blancs sont calculés et donc pas cramés.

Avantages

  • La taille et le poids (moins de 10 kg), donc facilement transportable.

  • Les réglages sont très simples.

  • Excellente luminosité.

  • Le prix, c'est le modèle le plus abordable.

Inconvénients

  • Les noirs ne sont pas des noirs mais des gris foncés. C'est l'inconvénient de ce type de technologie, la lumière bave sur des matrices qui ne devraient pas être éclairées. D'où un taux de contraste assez faible.

  • Mauvaise restitution des couleurs en général.

  • Le ventilateur est bruyant.

  • La lampe est onéreuse (de 450 à 700€) et obligation de la faire changer par le SAV dans la plupart des cas.

  • Un inconvénient majeur est que pour des raisons de complexité de fabrication il y a peu de matrices LCD qui n'ont pas de défaut de fabrication. Ceci génère des pixels morts qui se traduisent sur l'écran par un point fixe blanc. Certes il y en a peu sur les quelques 2 millions de pixels mais à la maison lorsqu'on les a repéré on ne voit plus qu'eux.

Notre avis

Les inconvénients majeurs de ce type de projecteur à savoir : le manque de contraste, l'absence de véritables noirs et la mauvaise restitution des couleurs font que ce dernier n'est pas vraiment adapté au diaporama. Il est essentiellement voué aux présentations informatiques grâce à sa facilité de transport et à sa résolution adaptée aux images informatiques. Son prix abordable fait qu'il a été adopté par des particuliers dans le but d'une utilisation en Home cinéma. Cette remraque est valable pour les projecteurs LCD, en ce qui concerne les Tri LCD je ne serais pas du même avis car on trouve aujourd'hui des projecteurs Tri LDC d'une qualité remarquable avec un taux de contraste impressionnant qui dépasse même en qualité certains vidéoprojecteurs DLP. Ils sont meilleurs notamment dans la restitution des blancs.

 

DMD ou DLP

Le DMD (Digital Micromirror Device) est un système mis au point par Texas instrument. Ce système est également appelé DLP (Data Light Processing) qui n'est autre que le traitement de la lumière du DMD.

Ce système consiste en des milliers de petits miroirs carrés montés sur des transistors, qui se tournent vers la lumière pour la réfléchir, ou contre pour la bloquer. Ils sont disposés en lignes et en colonnes, montés sur un circuit électronique. Ces micro-miroirs sont commandés par un signal électrique numérique converti à partir du signal vidéo et basculent ainsi sur leur axe pour réfléchir plus ou moins la lumière en direction de l'objectif.

Le principe de ce système est de séparer l'information de la chrominance (couleur) de celle de la luminance (niveau de gris de l'image). Il y a autant de micro-miroirs que de pixels à afficher. Pour faire du blanc à l'écran, le micro-miroir réfléchit la lumière de la lampe vers l'objectif, et pour faire du noir, le micro-miroir se met dans une position pour bloquer la lumière. Pour faire toutes les variations de luminosité, il varie les pourcentages de noir et de blanc, ceci pour les nuances de gris. Pour avoir une image en couleur, et non en noir et blanc, il suffit de lui envoyer non pas une lumière blanche, mais une lumière de couleur (rouge, verte et bleu). Les couleurs sont restituées par une roue RVB dont les trois images rouge, verte et bleue sont projetées successivement sur les miroirs.

 

L'avantage est majeur, comme on s'en aperçoit après ces explications il y a moins d'obstacles entre la lampe et l'objectif, donc il y a beaucoup moins de perte de lumière, plus de contraste, et à puissance de lampe égale et coût de lampe égal, la luminosité est donc bien plus importante que tout ce qu'on obtient en tri-tube et tri-LCD.

 

 

 

Avantages

  • Taille et poids, on trouve aujourd'hui des modèles avoisinant les 3 kg et même moins pour certains modèles.

  • La luminosité et le taux de contraste sont excellents.

  • Les couleurs sont bien restituées.

  • Les noirs sont des noirs profonds, on trouve aujourd'hui des projecteurs DLP avec un taux de contraste de plus de 3000:1

  • Les pixels sont quasiment invisibles à l'écran.

  • Cette technologie ne génère pas de pixels morts à la fabrication.

  • Les réglages et l'installation sont aisés.

Inconvénients

  • Prix de la lampe (de 450 à 700€) et obligation de la faire changer par le SAV dans la plupart des cas, la lampe "claque" d'un coup sans signe d'avertissement préalable.

  • Bruit du ventilateur sur certains modèles.

  • Tendance à cramer les blancs, ce défaut est gommé en technologie Tri DPL, technologie malheureusement pas à la portée de toutes les bourses.

Notre avis

Cette technologie, vous l'avez compris, convient parfaitement au diaporama, à cause des avantages majeurs : noirs profonds, bonne restitution des couleurs, quasiment pas de pixellisation, pas de pixels morts. Le prix est encore un frein important certes, mais il baisse rapidement depuis quelques temps et de plus la technologie s'améliore.

 

Le SXRD

C'est une nouvelle technologie dérivée de la technologie LCD, elle ne concerne que Sony. Une très bonne description complète est faite sur le site "Les numériques", c'est par ici.


 

 

La résolution

En diaporama il convient de projeter des images en provenance de la carte graphique d'un ordinateur. Cela signifie qu'il faudra choisir un matériel affichant au minimum une définition en adéquation avec celle de la carte graphique. Beaucoup de vidéo-projecteurs limités à une résolution inférieure permettent tout de même l'affichage de hautes définitions par le biais de compressions, mais l'image sera moins précise et perdra en qualité. Notez que la résolution ne concerne que la projection de données informatiques, le signal du meilleur DVD étant inférieur au VGA, norme minimale retenue pour les vidéo-projecteurs.

Les résolutions en pixels :

  • VGA : 640 x 480

  • SVGA : 800 x 600

  • XGA : 1.024 x 768

  • SXGA : 1.280 x 1.024

  • UXGA : 1.600 x 1.200

  • Full HD : 1920 x 1080

En diaporama on préfèrera une résolution XGA au minimum, de nos jours le Full HD est recommandé surtout que l'on trouve des modèles remarquables dans ce type de résolution.

 

 


 

La taille de l’image

Elle est réglable et varie selon les modèles, la technologie utilisée et la focale de l'objectif. Certains modèles seront limités à des diagonales de 3 m, d'autres dépasseront facilement les 7m, voir les 10 pour les Tri-tubes. Avant l'achat il convient de sérieusement réfléchir à l'utilisation que l'on compte faire du vidéo-projecteur : projection chez soi avec peu de recul, ou bien dans une grande salle.

A distance équivalente, un projecteur LCD aura tendance à afficher une image plus petite qu'un projecteur DMD, cependant certains modèles sont équipés de plusieurs lentilles (parfois vendues en option) pour limiter ce besoin de recul. Un tel matériel peut être un très bon choix si vous ne disposez pas d'une pièce assez profonde. Choisir une optique dont la focale permet de remplir totalement l'écran. Certains projecteurs sont dit "fond de salle", en d'autres termes, ils nécessitent un recul important pour une image de base moyenne. D'autres modèles présentent l'effet l'inverse. L'objectif zoom qui équipe de nombreux modèles offre un avantage sur ce point, mais attention à sa qualité : certains modèles dégradent la luminosité et la définition, effet de voûte perceptible sur le réglage zoom maximal. Préférez un zoom de courte focale pour un usage domestique. La majorité des modèles, même haut de gamme, sont équipés de zoom manuels, ce qui assez étonnant et pas du tout pratique lorsque le projecteur est fixé au plafond.

Plus la taille de l'image est importante, plus les défauts seront visibles. Si vous envisagez de projeter des images de grande taille de plus de 2 mètres, choisissez un vidéo-projecteur lumineux, au minimum 1000 lumens, et compatible au moins avec le format XGA, le Full-HD étant préférable.

 


 

Le contraste

Il s'agit de la différence entre les zones sombres et les zones claires. Le contraste est également un paramètre déterminant dans le choix de votre vidéo-projecteur.

Une valeur de 3000:1 assure déjà une image correcte en diaporama. Les derniers DLP atteignent 10000:1. Cette valeur est déterminante dans la restitution des noirs, il faut savoir que même un projecteur DLP ne sera pas performant dans la restitution des noirs si le taux de contraste est trop faible.


 

La luminosité

La luminosité est essentielle pour la qualité de projection, elle s'exprime en Lumens. Un projecteur lumineux sera nécessaire pour les grandes tailles d'écran. Par contre plus le vidéo-projecteur est lumineux et moins l'obscurité est indispensable.

En diaporama je vous conseille de regarder dans l'obscurité, la concentration du spectateur est meilleure, et puis c'est magique, seul votre montage rayonne dans la pièce. Donc du fait qu'on regarde dans l'obscurité, une valeur de 1000 à 2000 Lumens est suffisante et permet d'avoir des noirs profonds non délavés par la lumière.

 


 

 

La durée de vie de la lampe

La durée de vie d'une lampe halogène est au maximum de 2 000 heures avec un coût de remplacement variant de 450 € à 700 €. Une heure de projection coûte donc de 0,22€ à 0,35€ ! Mais il s'agit là de durée de vie pour une qualité optimum. Dans la pratique, la lampe peut durer beaucoup plus longtemps avec une luminosité qui baisse progressivement. La plupart des vidéo-projecteurs actuels offrent un mode Eco qui est largement suffisant dans une pièce obscure et permet d'allonger de manière significative la durée de vie de la lampe.

 


 

La correction du trapèze

Autrefois réservée seulement aux projecteurs vidéo tri-tubes, cette correction est disponible maintenant sur la majorité des projecteurs LCD et DLP. Rappelons que cette déformation géométrique intervient lorsque le projecteur n'est pas dans l'axe de l'écran (trop en haut, trop en bas, trop à droite ou trop à gauche). L'image se voit donc déformée en forme de trapèze. On peut mettre fin à ce problème grâce à une correction numérique par compression de pixels : on les déforme afin qu'ils rétablissent la géométrie de l'image dans un ordre de + ou - 30 degrés.

L'image retrouve alors une forme rectangulaire. Ce réglage est également appelé correction keystone (pierre angulaire en français) par certains constructeurs.

Important : l'idéal lors d'une installation est d'éviter d'utiliser ces corrections, si l'on veut conserver la meilleure qualité de projection. Une correction trop importante génère une diminution de la netteté dans les angles et aussi parfois un effet de scintillement.

 


 

Le niveau sonore

Le bruit du ventilateur est un élément essentiel au confort d’utilisation, en particulier pour une utilisation diaporama. En effet, dans un vidéo-projecteur, le refroidissement de la lampe doit être permanent pour une longévité optimale (de 1000 à 2000 heures pour les meilleures). Le ronronnement ainsi créé par le ventilateur ne doit cependant pas devenir gênant. On peut considérer qu’un appareil est silencieux à partir de 34 dB. A ce niveau, le son est à peine audible chez soi et dans une salle aucun problème. Prenez garde à bien aérez votre vidéo-projecteur, cela chauffe terriblement.

 

 

 

 


 

 

Pour une projection de qualité

Pour transformer une pièce en salle de projection cela nécessite certains aménagements. Tout d'abord les câbles, et ils sont nombreux, doivent être dissimulés dans des gaines et non se trouver dans les pieds des spectateurs. La vidéo-projection nécessite le noir absolu, ce qui veut dire qu'il vous faudra prévoir une certaine ambiance lumineuse ainsi qu'une mini lampe torche pour pouvoir piloter votre ensemble audiovisuel.

Il vous faudra prévoir un recul suffisant entre l'écran et les spectateurs afin d'éviter que ces derniers ne voient pas les lignes ou les pixels. En théorie la distance spectateur-écran doit être égale à environ 3 fois la diagonale de l’écran pour un vidéo-projecteur de moyenne gamme et 2 fois pour ceux dotés d’un doubleur de lignes ou de la technique DCDI de Faroudja.

Quelques conseils pour obtenir une image de qualité

  • Évitez toute lumière parasite qui dégrade le rendu visuel à plusieurs niveaux. Dans un premier temps, on pense évidemment à la luminosité, mais les influences néfastes se manifestent aussi sur le rendu des couleurs et, surtout le contraste.

  • Faites le noir absolu dans la pièce. Chaque degré d’obscurité gagné, ce sont de nouveaux détails qui apparaissent sur l’image, des couleurs plus accentuées, des contrastes plus profonds.

  • N'hésitez pas à investir dans un bon écran, préférez un écran mat qui ne reflétera aucune lumière parasite.

  • L'écran jouant un rôle de miroir il va refléter la lumière renvoyée par les murs si ceux ci sont clairs. L'idéal est que vos murs soient noirs, mais bien évidemment c'est loin d'être esthétique, aussi préférez des murs sombres mats plutôt que des murs blancs laqués.

  • Calibrer correctement votre vidéo-projecteur en terme de colorimétrie, de luminosité et de contraste.

  • N'hésitez pas à régler le volume sonore un peu fort, sans être trop agressif pour les oreilles des spectateurs, bien évidemment. Cela couvre le bruit du ventilateur du vidéo-projecteur d'une part, et permet aux spectateurs d'être totalement dans l'ambiance sans être gênés par les bruits parasites dans la pièce d'autre part. De la même façon que la lumière parasite est perturbante pour l'image, les bruits parasites sont néfastes pour le son.

  • Certains vidéo-projecteurs ne projettent pas réellement dans l'axe de l'écran car ils sont conçus pour être placé sur une table basse devant les spectateurs ou bien au plafond. Grâce aux corrections de trapèze il est possible de les placer dans l'axe de l'écran ou bien dans d'autres positions exotiques. Évitez cette dernière possibilité car ce sera au détriment de la qualité de l'image. Préférez le plafond quand cela est possible (attention la manipulation du zoom manuel sera sportive dans ce cas), cela évite aux spectateurs d'être incommodés par le bruit du ventilateur et l'importante chaleur dégagée par la lampe.

  • Pour la liaison avec votre ordinateur évitez une longueur de câble trop importante sous peine de subir une diminution du signal. Bien évidemment ce n'est pas toujours possible, notamment si le projecteur est installé au plafond, dans ce cas prévoyez d'investir dans l'achat d'un amplificateur de signal.



     

 

 Quelques liens

Pour être au courant de la sortie des deniers vidéoprojecteurs et voir leurs tests je vous recommande le guide d'achat de l'excellent site "Les numériques", c'est par ici.

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