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La reproduction de documents papier sur diapositive est indispensable pour l'auteur de diaporama pour de nombreuses utilisations, à savoir :

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La réalisation de titres (voir la fiche pratique "Fabrication des titres").

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La reproduction de schémas de toute sorte (planches, cartes géographiques, graphiques...).

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La reproduction de documents d'archives.

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La reproduction de photos anciennes.

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La reproduction d'images trouvées dans des publications (prendre garde aux droits d'auteur).

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La photographie de petits objets.

 

Pour réaliser un tel travail, l'idéal est de disposer d'un statif de reproduction, ce dispositif est présenté sur la photo ci-dessous :

Banc de reproduction

Cet appareil est composé d'un plateau lourd dans lequel est encastré une colonne portant le support de l'appareil photographique. Ce support est réglable en hauteur par l'intermédiaire d'une crémaillère. De chaque côté se trouvent deux tiges articulées supportant l'éclairage du plateau. L'ensemble est très stable. Il est conçu essentiellement pour la reproduction de documents, il peut aussi être utilisé pour la photographie de petits objets. Ce dispositif constitue un investissement tout à fait raisonnable pour un amateur averti.

Si l'on n'opte pas pour cette solution, il est également possible d'utiliser un pied photo, à condition de le choisir assez lourd, et si possible, muni d'une crémaillère orientable que l'on placera en position verticale.

 

Voici la démarche pas à pas qui permet la reproduction de documents à l'aide d'un statif de reproduction.

Équiper l'appareil photographique d'un objectif macro (50 mm est la meilleure focale, car au delà, on devra éloigner fortement l'appareil du document à reproduire et l'on atteindra vite les limites en hauteur de la colonne du statif).

Les lampes doivent être équipées d'ampoules de 150 W. En effet si l'on opère à 40cm environ avec un film de 100 ou 200 ISO à des temps de pose suffisamment courts avec une ouverture de l'ordre de f/8 ou f/11, cette puissance sera suffisante.

Cet éclairage sera réparti de chaque côté du document à reproduire. Afin d'éviter les zones d'ombres, il est préférable de disposer de quatre lampes, surtout si le document à reproduire a une taille supérieure à 20x15 cm. Positionner les lampes afin d'obtenir un angle de 45 degrés pour l'inclinaison du faisceau lumineux, ce qui permet d'éviter un éclairage trop rasant, en minimisant le risque de reflets. Le meilleur moyen de vérifier l'absence de reflets est de placer un miroir  à la place du document et de regarder dans le viseur de l'appareil photo : si l'on voit l'image d'une lampe ou d'un réflecteur, la position des lampes est à corriger.

Choisir des ampoules "tungstène" qui conviennent bien à cette utilisation et ne s'usent pas rapidement dans la mesure où elles sont réservées uniquement à cet usage. Mais attention la température de couleur d'une ampoule en fin de carrière baisse, alors n'attendez pas trop longtemps pour la remplacer. Elles imposent évidemment l'utilisation d'un film équilibré pour cet éclairage, par exemple le film Ektachrome ET 160. Il existe des lampes bleutées, fabriquées par la société Lopilux, qui donnent un éclairage type "jour" et permettent de pratiquer la reproduction avec un film standard. Inconvénient ces lampes chauffent vite et leur durée de vie est limitée.

Pour les puristes, qui exigent une reproduction des couleurs aussi fidèle que possible il conviendra d'utiliser un filtrage. En effet de légères dominantes apparaissent sur le film après le développement. Pour éviter ceci, il faudra interposer entre les lampes et le document (jamais devant l'objectif afin de ne pas altérer la qualité de l'image), des filtres en acétate, par exemple les filtres Cibachrome fabriqués par Ilford, de la couleur complémentaire à cette dominante. Faire un film de test en faisant varier le filtrage et les temps de pose afin de déterminer les meilleures valeurs. Mais une prise de vue sans filtrage donne néanmoins des résultats très satisfaisants. Là, c'est à vous de voir en fonction des résultats que vous souhaitez obtenir.

En ce qui concerne l'exposition, choisir une ouverture f/11 par exemple, il ne reste plus qu'a déterminer la vitesse d'exposition. Pour ce faire utiliser la cellule intégrée à l'appareil photo, mais attention aux pages blanches d'un document qui apparaîtront grises à la reproduction car la cellule va vouloir atténuer la lumière fortement réfléchie. Le meilleur moyen est de placer une charte grise à la place du document, relever la vitesse indiquée par la cellule de l'appareil, puis photographier le document avec la valeur obtenue. Vous verrez il y a parfois un écart de 2 IL. Là encore faites des tests afin d'obtenir la meilleure valeur.

Quelques conseils :

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Si le temps de pose est assez long veillez à ce que le document ne bouge absolument pas, au besoin fixer le.

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On peut utiliser un film "lumière du jour" avec des éclairages tungstène à condition d'interposer devant l'objectif un filtre en verre minéral 80A (bleu) et de ne pas être trop exigeant sur la balance finale des couleurs.

puce Enfin, une fois que vous avez étalonné correctement votre processus, notez toujours les diaphragmes, vitesses, les filtres utilisés etc. Ceci vous évitera de refaire des films d'essais pour retrouver ces valeurs.
 

Et voilà le travail, à vous de jouer !