Pourquoi reproduire ses diapositives ? Tout d'abord pour sauvegarder les originaux. Ainsi on projettera ses montages avec des duplicatas, tandis que les originaux seront conservés précieusement en lieu sur. En effet au fil des projections les couleurs s'altèrent pendant que les originaux ne se dégraderont pas et permettront toujours la réalisation de nouveaux duplis. Et puis, si vous participez à des concours et envoyez vos montages, vos diapositives vont circuler de mains en mains avec tous les risques que cela comporte.

Tout ceci suppose que vos duplis soient d'une qualité irréprochable. Pour ce faire l'amateur dispose de trois procédés qui permettent de réaliser des duplicatas de bonne qualité. Ces trois procédés sont représentés sur le schéma ci-dessous :

Examinons ces trois procédés :

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Le dispositif de reproduction à soufflet se monte à la place de l'objectif. On place la diapositive devant un dépoli destiné à procurer un éclairage uniforme et on la photographie. La source de lumière peut être le soleil, ou une source artificielle telle que flash ou lampe au tungstène. ce dispositif est peut onéreux et permet de réaliser des duplicatas corrects.

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Le repro-dia se monte devant l'objectif et fonctionne exactement comme le dispositif de reproduction à soufflet. Il permet d'obtenir des duplicatas corrects à condition d'utiliser une optique de bonne qualité, de préférence un objectif macro.

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Le banc de reproduction qui est la meilleure solution à condition d'avoir une bourse bien remplie. Là encore la qualité de la reproduction dépend de celle de l'objectif, la meilleure solution étant un objectif macro. Par rapport aux procédés précédents, la diapositive est placée sur un support indépendant de l'ensemble boîtier-soufflet-objectif ce qui permet de la positionner de façon très précise et d'interposer toutes sortes de masques ou de filtres afin de travailler l'image à sa guise. Notons que pour les amateurs bricoleurs qui disposent d'un statif de reproduction ou d'un agrandisseur, qu'il est très facile de confectionner une boite à lumière, afin d'obtenir un banc de reproduction artisanal tout à fait performant.

Voici la démarche pas à pas qui permet la reproduction de diapositives de qualité à l'aide d'un banc de reproduction.

Tout d'abord chaque diapositive doit être dépoussiérée soigneusement à l'aide d'un pinceau souffleur ce qui est, pour moi, la meilleure solution. Bien entendu, si les diapositives sont sous verres démontez les avant la duplication faute de quoi il se produira un effet de "macrogranulation" totalement désagréable.

Positionner la diapositive afin d'éviter de photographier les bords du cadre. Pour ce faire déplacez là en contrôlant dans le viseur. Il est possible, et même conseillé, de repérer le cadrage une fois pour toute à l'aide d'une équerre. Par la suite il suffira de placer les cadres contre les parois de l'équerre.

Faire la mise au point manuellement en choisissant un point  intermédiaire entre la netteté du centre de l'image et celle des coins.

Charger l'appareil photographique avec un film spécialement conçu pour la duplication (Edupe, équilibré pour l'éclairage tungstène, et SO 366, équilibré pour l'exposition au flash). Ces films sont conçus spécialement pour que la montée du contraste associé à la reproduction soit minimisée. Par contre ils ne reproduisent fidèlement que les teintes des diapositives traitées selon le procédé E6. Très important, ces films devront être étalonnés au, préalable.

Choisissez une ouverture suffisante pour avoir une grande profondeur de champ f/11 ou f/16 si vous utilisez un objectif standard. Dans le cas d'une diapositive parfaitement exposée les valeurs déterminées au moment de l'étalonnage du film donneront de bons résultats. Dans les autres cas, notamment pour une diapositive sous-exposée, il suffit de se fier à la cellule du boîtier qui permet de donner parfaitement les modifications nécessaires.

Quelques conseils :

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Restez fidèle au même laboratoire pour le développement des duplis car il y a des variations de la balance chromatique d'un laboratoire à l'autre.

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Si vous remplacez la lampe qui permet l'éclairage des reproductions, il est nécessaire de recommencer l'étalonnage du film car le caractéristiques de la nouvelle lampe sont différentes de celles de l'ancienne.

Et voilà le travail, à vous de jouer !